Phalène fantôme

Michèle Forbes, La Table ronde, coll. La petite vermillon, janv. 2019, 362 p., 8,90€

Parler de ce livre, c’est simple et difficile en même temps.

Simple parce que cela pourrait tenir en quelques mots : c’est l’un des plus beaux livres que j’ai lus ces dernières années (oui oui, je n’ai pas peur de le dire !). Difficile parce que j’aimerais tellement trouver les bonnes phrases pour donner à tout le monde envie de le lire…

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Les mots

Jean-Paul Sartre, Folio, 224 pages, 7,40€

Dans Les mots, Sartre se tourne vers son enfance et se remet dans la peau du jeune garçon qu’il était, celui qui découvre à l’âge de cinq ans le monde des livres, et qui, seul, apprend à lire. Puis ce même garçon, déboussolé par le sens de la vie, qui quelques années plus tard comprend que sa vocation est d’écrire. Lire la suite « Les mots »

Comment vivre en poète

Eric Poindron, Le Castor astral, février 2019, 138 pages, 15€

Ce livre est un objet indéfini. Un objet de poésie. Un livre qui donne envie de lire ; et d’écrire. Un livre-valise, que l’on a envie de garder à son chevet toujours, pour le dérouler un peu chaque jour. Un mot par-ci, une phrase par-là. Trouver le temps. Prendre un moment, une fois par hasard ou plus probablement tous les jours, ouvrir une page en se laissant porter par l’inspiration, en mâcher tous les mots, les passer d’un côté à l’autre de sa bouche, les laisser flotter. Prendre un crayon, les recopier, puis se laisser faire, un mot en appelle un autre, et une phrase, et un rêve. Lire la suite « Comment vivre en poète »

Cent ans de solitude

Gabriel Garcia Marquez, coll. Folio, 480 pages, 8,20 € (1re édition 1967, Buenos Aires, Editorial Sudamericana)

Comment oser écrire un seul mot sur un chef-d’œuvre, connu et reconnu de tous, le plus célèbre peut-être de Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature ? Je vais me lancer quand même… Loin de moi l’idée de faire la plus petite analyse littéraire, ou tentative d’explication (je n’ai rien lu d’autre que le livre lui-même !), mais juste peut-être, quelques lignes pour donner envie à ceux qui connaissent de le reprendre, ou à ceux qui n’ont pas encore osé de se lancer (les vacances de printemps arrivent, l’époque est idéale, avec du temps, c’est mieux…). Lire la suite « Cent ans de solitude »

Né d’aucune femme

Franck Bouysse, La Manufacture de livres, janvier 2019, 334 pages, 20,90€

Cela faisait très longtemps que je n’avais pas été autant entraînée dans le sillage d’un livre ! Voilà de ces romans dont on est à la fois heureux d’en avancer la lecture parce que l’envie de connaître la suite est à la limite de l’intolérable (nuits blanches assurées et petits matins douloureux d’avoir trop veillé, l’avantage étant que l’on avance vite, donc cela ne se reproduit pas trop !)  ; et que l’on est triste de finir parce que oui, d’accord, on sait enfin ce que l’auteur a si bien manigancé pour nous révéler, mais que justement, on n’a plus rien à savoir… Dilemme du lecteur passionné : avancer ou retarder la poursuite d’un livre… Lire la suite « Né d’aucune femme »

Se défendre – Une philosophie de la violence

Elsa Dorlin, éditions La Découverte, coll. Zones, octobre 2017, 252 pages, 18€

Elsa Dorlin, professeure de philosophie à l’Université Paris 8, kung-fu fighter, et militante féministe, propose dans cet ouvrage de retracer une généalogie de l’autodéfense politique. Elle analyse diverses situations dans l’Histoire où la violence a pu constituer une ressource ultime pour des individus dont on niait la qualité de sujets. De la révolte des esclaves à Saint-Domingue en 1791 à l’autodéfense organisée de communautés LGBT à San Francisco dans les années 1970 en passant par le mouvement suffragiste anglais (dont les militantes pratiquaient l’art martial japonais du ju-jitsu pour faire face à la brutalité policière), l’auteure retrace ainsi de manière passionnante les techniques corporelles d’autodéfense mobilisées par divers groupes dominés à travers l’histoire. Lire la suite « Se défendre – Une philosophie de la violence »