Nous sommes aujourd’hui réunis

Jamie Weisman, Actes Sud, juin 2019, 334 pages, 22,50€.

Atlanta, Etats-Unis, la belle Elizabeth Gottlieb, qui fait partie de la bourgeoisie juive de la ville, est sur le point de se marier. Cet événement n’est que le prétexte à un magnifique roman choral, où s’égrènent les portraits de femmes et d’hommes banaux et extraordinaires à la fois. Lire la suite « Nous sommes aujourd’hui réunis »

L’Ennemie

Irène Némirovsky, éd. Denoël, avr. 2019, 157 p., 16,90€

Ce livre d’Irène Némirovsky est une nouvelle édition du roman qu’elle avait fait paraître en 1927 sous le pseudonyme de Pierre Nerey, et il faut remercier les éditions Denoël de le publier de nouveau ! C’est un petit bijou qui, découpé en quatre parties épousant différentes périodes de la vie de Gabri (enfance, adolescence, jeune adulte), raconte les relations pour le moins complexes de la jeune fille (qui emprunte ses traits à Irène elle-même) et de sa mère Francine (dont la ressemblance avec Fanny, la mère de l’auteure, est avérée).

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Phalène fantôme

Michèle Forbes, La Table ronde, coll. La petite vermillon, janv. 2019, 362 p., 8,90€

Parler de ce livre, c’est simple et difficile en même temps.

Simple parce que cela pourrait tenir en quelques mots : c’est l’un des plus beaux livres que j’ai lus ces dernières années (oui oui, je n’ai pas peur de le dire !). Difficile parce que j’aimerais tellement trouver les bonnes phrases pour donner à tout le monde envie de le lire…

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Le courage qu’il faut aux rivières

Emmanuelle Favier, Livre de poche, janvier 2019 (1re publication Albin Michel, 2017), 7,20€, 209 pages

Manushe est une femme qui, pour des raisons expliquées au cours du livre, a choisi de vivre comme un homme. Adrian est née femme et, parce qu’elle était la quatrième fille de la famille, son père a nié son sexe et a décidé de l’élever comme un garçon. Ce roman est la rencontre de ces deux-là qui ont, pour des raisons différentes, choisi de vivre dans la peau de l’autre sexe, leur histoire à chacune, et ensemble. Lire la suite « Le courage qu’il faut aux rivières »

Les invisibles

Lucia Puenzo, éd Stock, avril 2019, 224 p., 19,50€

Les invisibles, ce sont ces trois enfants des rues de Buenos Aires, deux adolescents Ismael et La Enana et le petit Ajo, six ans. Ils y vivent seuls, livrés à eux-même dans le quartier du Once. Leur « travail » ? Profiter de leur petite taille et de leur agilité pour s’introduire dans de riches demeures et chaparder, en toute petite quantité (pour ne pas se faire remarquer), ce qui en vaut la peine. C’est Guida, qui travaille dans une entreprise de gardiennage, qui les a recrutés. Il leur donne les informations nécessaires, et le matériel qui leur permet d’endormir les chiens ou les gens afin d’agir plus facilement. Mais un jour on leur propose un marché, qu’il leur est difficile de refuser : traverser le fleuve et partir l’été de l’autre côté de la frontière, en Uruguay. Sans tellement plus de précision. Après une hésitation, le flair leur indiquant un danger certain, ils acceptent, l’envie de voir la mer étant plus forte que l’appréhension. C’est cet épisode que nous raconte l’auteure, Lucía Puenzo. Lire la suite « Les invisibles »

Cent ans de solitude

Gabriel Garcia Marquez, coll. Folio, 480 pages, 8,20 € (1re édition 1967, Buenos Aires, Editorial Sudamericana)

Comment oser écrire un seul mot sur un chef-d’œuvre, connu et reconnu de tous, le plus célèbre peut-être de Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature ? Je vais me lancer quand même… Loin de moi l’idée de faire la plus petite analyse littéraire, ou tentative d’explication (je n’ai rien lu d’autre que le livre lui-même !), mais juste peut-être, quelques lignes pour donner envie à ceux qui connaissent de le reprendre, ou à ceux qui n’ont pas encore osé de se lancer (les vacances de printemps arrivent, l’époque est idéale, avec du temps, c’est mieux…). Lire la suite « Cent ans de solitude »