Par-delà la pluie

Víctor del Árbol, éditions Actes sud, collection « Actes noirs », janvier 2019, 448 pages, 23€

Le dernier livre de Víctor del Árbol est bi-polaire. Il est noir et sombre comme la pluie ; mais il est aussi lumineux comme le soleil que l’on trouve « par-delà les nuages ». Il se déroule dans la lumière espagnole, principalement entre Séville et Tarifa ; mais aussi dans la grisaille suédoise de Malmö. Et les personnages qu’il met en scène ont, pour la plupart, des parts d’ombres et de lumière. Bref, comme à chacun de ses romans, Víctor del Árbol met en scène l’humanité dans toute sa subtilité. Lire la suite « Par-delà la pluie »

The Hate U Give

Angie Thomas, Nathan, mars 2018, 495 pages, 17,95 €

The Hate U Give, de Angie Thomas, nous emmène dans les Etats-Unis d’aujourd’hui, où sont encore présentes violences policières, discrimination, et ségrégation socio-spatiale. C’est à travers les yeux d’une adolescente que l’on voit l’horreur de cette réalité, où se mêlent conflits de gang, manifestations et luttes. Une lutte qu’endure tout un quartier, une lutte contre les violences policières, une lutte qui ne se fait pas sans quelques difficultés. Lire la suite « The Hate U Give »

La Maîtresse de Carlos Gardel

Mayra Santos-Febres, éditions Zulma, janvier 2019, 320 pages, 22,50€.

Dans un univers magique qui fait parfois penser aux livres de Gabriel Garcia Marquez, Mayra Santos-Febres nous livre ici un double récit : celui de la vie du célèbre chanteur de tango Carlos Gardel, et celui de la vie de Micaela Thorné, qui est « la Maîtresse », et celle qui se souvient. Lire la suite « La Maîtresse de Carlos Gardel »

La papeterie Tsubaki

Ogawa Ito, éditions Philippe Picquier, août 2018, 375 pages, 20€.

Pourquoi le Japon ?

C’est une question que je me pose en cette fin d’année, après avoir ENCORE lu et adoré un livre japonais. Du coup je m’interroge : est-ce le Japon qui est particulièrement attirant ? ou moi qui commence à perdre de mon objectivité dès lors qu’il est question de ce pays, qu’il s’agisse d’un livre écrit par un ou une Japonaise, ou d’un livre sur lui ?

En refermant « La Papeterie Tsubaki » je ne suis pas certaine d’avoir la réponse. Lire la suite « La papeterie Tsubaki »

La libraire

Penelope Fitzgerald, Quai Voltaire/La Table Ronde, 1978, 2006 pour l’édition française, 2016 pour la réédition, 170 pages, 14€

Quel enthousiasme et quel bonheur, et quelle attente, quand j’ai démarré ce livre ! L’histoire d’une femme qui, dans une petite ville de l’Angleterre profonde de la fin des années 50, envers et contre tout, devient libraire, rendez-vous compte ! Je me projetais, persuadée que j’allais trouver dans ces pages une sorte de prophétie qui pourrait devenir auto-réalisatrice… Et au final, j’espère bien que non. Laissons donc ce livre sur l’étagère des romans, et n’en faisons pas un fétiche. Ceci dit, j’ai pris un immense plaisir à sa lecture. Lire la suite « La libraire »

La Somme de nos folies

Shih-Li Kow, éditions Zulma, août 2018, 364 pages, 21,50 €

 

Un très gros coup de cœur pour ce très beau livre ! (beau dedans et beau dehors, comme tous les livres des éditions Zulma…).

« Nous ne sommes que la somme de nos folies, racontées ou tues », sont les mots qui le clôturent. Il s’agit là de folies simples ou d’histoires rocambolesques, du quotidien de quelques habitants d’une petite ville malaise, que nous racontent en alternance, à deux voix, Ayuong et Mary-Anne. Lire la suite « La Somme de nos folies »

La seule histoire

Julian Barnes, Mercure de France, Bibliothèque étrangère, mai 2018, 260 pages, 22,80 €

« Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage ; ou aimer moins, et moins souffrir ? C’est, je pense, finalement, la seule vraie question. » Voilà l’incipit du livre, et le ton est donné.

Un homme se souvient de sa « seule histoire », car on a tous, dit-il, une seule et unique histoire d’amour, celle qui innerve toutes les autres, qui donne le ton, qui efface ou sublime « Un premier amour détermine une vie pour toujours : c’est ce que j’ai découvert au fil des ans », dit le narrateur un peu plus loin dans le livre (p. 94). Il raconte alors la sienne. Lire la suite « La seule histoire »