La papeterie Tsubaki

Ogawa Ito, éditions Philippe Picquier, août 2018, 375 pages, 20€.

Pourquoi le Japon ?

C’est une question que je me pose en cette fin d’année, après avoir ENCORE lu et adoré un livre japonais. Du coup je m’interroge : est-ce le Japon qui est particulièrement attirant ? ou moi qui commence à perdre de mon objectivité dès lors qu’il est question de ce pays, qu’il s’agisse d’un livre écrit par un ou une Japonaise, ou d’un livre sur lui ?

En refermant « La Papeterie Tsubaki » je ne suis pas certaine d’avoir la réponse. Lire la suite « La papeterie Tsubaki »

La libraire

Penelope Fitzgerald, Quai Voltaire/La Table Ronde, 1978, 2006 pour l’édition française, 2016 pour la réédition, 170 pages, 14€

Quel enthousiasme et quel bonheur, et quelle attente, quand j’ai démarré ce livre ! L’histoire d’une femme qui, dans une petite ville de l’Angleterre profonde de la fin des années 50, envers et contre tout, devient libraire, rendez-vous compte ! Je me projetais, persuadée que j’allais trouver dans ces pages une sorte de prophétie qui pourrait devenir auto-réalisatrice… Et au final, j’espère bien que non. Laissons donc ce livre sur l’étagère des romans, et n’en faisons pas un fétiche. Ceci dit, j’ai pris un immense plaisir à sa lecture. Lire la suite « La libraire »

La Somme de nos folies

Shih-Li Kow, éditions Zulma, août 2018, 364 pages, 21,50 €

 

Un très gros coup de cœur pour ce très beau livre ! (beau dedans et beau dehors, comme tous les livres des éditions Zulma…).

« Nous ne sommes que la somme de nos folies, racontées ou tues », sont les mots qui le clôturent. Il s’agit là de folies simples ou d’histoires rocambolesques, du quotidien de quelques habitants d’une petite ville malaise, que nous racontent en alternance, à deux voix, Ayuong et Mary-Anne. Lire la suite « La Somme de nos folies »

La seule histoire

Julian Barnes, Mercure de France, Bibliothèque étrangère, mai 2018, 260 pages, 22,80 €

« Préféreriez-vous aimer davantage, et souffrir davantage ; ou aimer moins, et moins souffrir ? C’est, je pense, finalement, la seule vraie question. » Voilà l’incipit du livre, et le ton est donné.

Un homme se souvient de sa « seule histoire », car on a tous, dit-il, une seule et unique histoire d’amour, celle qui innerve toutes les autres, qui donne le ton, qui efface ou sublime « Un premier amour détermine une vie pour toujours : c’est ce que j’ai découvert au fil des ans », dit le narrateur un peu plus loin dans le livre (p. 94). Il raconte alors la sienne. Lire la suite « La seule histoire »

L’insoutenable légèreté de l’être

Milan Kundera, Folio, 1989, 1re édition Gallimard, 1984, 467 pages.

L’insoutenable légèreté de l’être, c’est un roman d’amour qui se déroule à Prague en 1968. C’est un livre assez fascinant, où comme souvent avec Kundera, on éprouve l’irrésistible envie de corner toutes les pages, tant elles fourmillent d’une multitude de réflexions philosophiques et extrêmement drôles sur l’amour, la politique, l’art, et bien plus encore (réflexions qui pourraient d’ailleurs tout à fait être recyclées à l’occasion de dîners mondains, si cela peut en intéresser certain-e-s 😊). Lire la suite « L’insoutenable légèreté de l’être »

Les beaux mariages

Edith Wharton, Les Belles Lettres, 2018, 1re édition française Robert Laffont, 1964, 562 pages, 15€

Une fausse nouveauté. Et un vrai classique ! « Les beaux mariages » d’Edith Wharton est réédité par les Belles lettres cet automne (première édition en 1964) c’est donc une nouveauté d’un point de vue du libraire. Mais pas vraiment puisque le texte est déjà paru. Quant à l’histoire. Et au style ! On est dans le plus pur classicisme ; on navigue entre Balzac, Flaubert, Henry James et Jane Austeen… Un régal. Lire la suite « Les beaux mariages »

Les nuits de laitue

Vanessa Barbara, éditions Zulma, 2015, mai 2017 pour l’édition poche, 185 pages, 8,95€

Oh le joli petit  livre ! Et surprenant. Qui nous emmène sur des chemins que l’on ne soupçonnait pas. Qui nous fait voyager dans des contrées mélancoliques et de voisinage avant d’en aborder d’autres, que l’on n’ose qualifier ici de peur de faire perdre tout effet de surprise au lecteur. Surtout, que celui-ci fasse comme moi : qu’il se laisse attirer par une couverture chatoyante et colorée (bénies soient les éditions Zulma d’oser ainsi la couleur et les effets graphiques !), par un bandeau annonçant le « prix du premier roman étranger », obtenu en 2015. Se laisser attirer et naviguer, et accompagner dans le monde de l’auteur. Lire la suite « Les nuits de laitue »