Rebellez-vous !

Marie Laguerre, avec Laurène Daycard, L’Iconoclaste, février 2020, 150 p., 15€

C’est là un livre indispensable, une lecture à mettre entre toutes les mains, des femmes, des filles, des hommes, des garçons. Le récit d’un acte de rébellion, le manifeste qui s’en est suivi, puis la façon dont nous toutes et nous tous (oui, les hommes aussi sont concernés), pouvons agir.

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Miss Islande

Audur Ava Olafsdottir, éditions Zulma, 268 pages, 20,50€

Jamais titre d’un livre n’aura été aussi trompeur ! Et malin en même temps… On est dans les années 60 en Islande et ici, comme partout ailleurs, il est dur d’être une femme et de vouloir accomplir son destin. Celui d’Hekla est d’écrire, de devenir auteur. Elle a vingt-et-un ans, vit dans la ferme paternelle, a déjà achevé quatre manuscrits, et comme elle veut pouvoir en faire un métier elle décide de partir, machine à écrire sous le bras, à Reykjavik, passion chevillée au corps. Dans le bus qui l’emmène à la capitale, un de ses voisins lui suggère de tenter sa chance au concours de Miss Islande. Car « elle est vraiment mignonne dans ce pantalon à carreaux ». Et voilà le titre justifié. Sauf que Hekla se fiche bien de devenir Miss Islande. Lire la suite « Miss Islande »

La servante écarlate

Margaret Atwood, Robert Laffont, coll. Pavillons poche, sept. 2019, 538 p.

J’avoue que, n’étant pas particulièrement attirée par la science-fiction et autres dystopies, je faisais, il y a encore quelques jours, partie de ceux qui n’avaient ni lu, ni vu la « Servante écarlate ». Partie aussi de celles et ceux qui se trouvaient un peu dépassés par l’engouement suscité par la sortie événement de « The Testaments ». Oui mais ça c’était avant. Je viens d’achever le livre fondateur de Margaret Atwood et j’ai compris. Lire la suite « La servante écarlate »

Se défendre – Une philosophie de la violence

Elsa Dorlin, éditions La Découverte, coll. Zones, octobre 2017, 252 pages, 18€

Elsa Dorlin, professeure de philosophie à l’Université Paris 8, kung-fu fighter, et militante féministe, propose dans cet ouvrage de retracer une généalogie de l’autodéfense politique. Elle analyse diverses situations dans l’Histoire où la violence a pu constituer une ressource ultime pour des individus dont on niait la qualité de sujets. De la révolte des esclaves à Saint-Domingue en 1791 à l’autodéfense organisée de communautés LGBT à San Francisco dans les années 1970 en passant par le mouvement suffragiste anglais (dont les militantes pratiquaient l’art martial japonais du ju-jitsu pour faire face à la brutalité policière), l’auteure retrace ainsi de manière passionnante les techniques corporelles d’autodéfense mobilisées par divers groupes dominés à travers l’histoire. Lire la suite « Se défendre – Une philosophie de la violence »