La papeterie Tsubaki

Ogawa Ito, éditions Philippe Picquier, août 2018, 375 pages, 20€.

Pourquoi le Japon ?

C’est une question que je me pose en cette fin d’année, après avoir ENCORE lu et adoré un livre japonais. Du coup je m’interroge : est-ce le Japon qui est particulièrement attirant ? ou moi qui commence à perdre de mon objectivité dès lors qu’il est question de ce pays, qu’il s’agisse d’un livre écrit par un ou une Japonaise, ou d’un livre sur lui ?

En refermant « La Papeterie Tsubaki » je ne suis pas certaine d’avoir la réponse. Lire la suite « La papeterie Tsubaki »

Nagori

Ryoko Sekiguchi, éditions P.O.L, octobre 2018, 136 pages, 15€

Livre à ne surtout pas mettre entre les mains de qui avait déjà envie d’aller au Japon (c’est mon cas…), sinon l’envie risque de devenir irrépressible. Toute la finesse, tout l’exotisme japonais y sont représentés.

Ce livre est un OLNI. Objet littéraire non identifié. Un récit et une leçon sur « nagori », terme japonais que l’auteur définit en plusieurs pages tellement la notion est subtile, mais qu’on peut tenter de résumer en « arrière-saison », ou « nostalgie de la saison qui vient de nous quitter ». Mais il est aussi un condensé de la subtilité japonaise, une explication des haïkus, un traité de cuisine, ou encore une réflexion sur le temps qui passe, ou sur la magie de la rencontre. En bref, un livre iconoclaste et inclassable.

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